Arborescence

Présentement disponible

87 articles


Bienvenue sur le site Internet du Portail pédagogique de la CSDL !

Comme l’information se trouvant sur le portail pédagogique de la Commission scolaire provient de diverses sources, il appert que certaines erreurs ou omissions peuvent s’y retrouver. Cependant, bien qu’il soit extrêmement difficile de garantir l’exactitude et la fiabilité de l’ensemble de ces informations, une vérification constante des contenus sera effectuée. Néanmoins, si vous constatez que des informations sont inexactes ou qu’elles contreviennent à la Loi sur le plagiat ou le droit d’auteur, vous êtes invités à communiquer avec nous dans les meilleurs délais.

Stratégies d’écriture en univers social

18 février 2014 par Simon Boisier-Michaud

L’écriture en univers social, comme dans la plupart des disciplines, revêt une importance particulière. Si en histoire l’écriture n’est pas le seul moyen de communiquer le résultat d’une réflexion ou de démontrer sa compréhension d’un phénomène social, il demeure le plus fréquemment utilisé, notamment dans les épreuves. L’écriture, en français, est une fin, alors qu’en histoire, elle est un moyen, au même titre que la ligne du temps, le croquis ou l’organisateur textuel, par exemple.

En introduction, vous pouvez consulter cette présentation Prezi​ qui reprend et détaille les différents éléments du présent article, en plus de proposer quelques pistes d’activités favorisant l’organisation du discours. 


[Présentation Prezi]


Pourquoi enseigner les stratégies d’écriture en histoire

L’enseignement des stratégies d’écriture ne relève pas uniquement du français. D’abord, parce que la capacité à communiquer constitue l’un des domaines généraux de formation (DGF). Ensuite, parce que l’écriture historique adopte une posture explicative ; type de texte qui n’est évalué, en français, qu’en 3e et 4e secondaire. Puisqu’on demande aux élèves dès la première secondaire, voire dès le primaire, de rédiger de tels textes en histoire, il est important d’en enseigner explicitement les principes. 

[Tableau synthèse des types de textes évalués en français]


Cependant, plusieurs stratégies d’écriture enseignées en français peuvent être recontextualisées dans le cours d’histoire. Le tableau suivant tente de faire le pont entre les deux disciplines.

[Tableau comparatif du vocabulaire et des procédés littéraires et explicatifs en français et en histoire]


L’analyse et la planification de la tâche à réaliser 

S’attarder à analyser pour bien comprendre la tâche à accomplir constitue la première étape à la production d’une réponse écrite complète et juste. Il s’agit, à cette étape, d’identifier les éléments auxquels on demande de fournir une réponse, les cadres spatial et temporel et les contraintes. Le document suivant présente les différentes étapes à parcourir de l’analyse de la question à la rédaction de la réponse et sa vérification.

[Analyser et planifier la tâche, élève]

[Analyser et planifier la tâche, enseignant]


L’utilisation adéquate des marqueurs de relation et des organisateurs textuels

La comparaison de quelques dizaines des réponses d’élèves à la question élaborée a mis en lumière que l’utilisation adéquate de marqueurs de relation et d’organisateurs textuels était en très forte corrélation avec la qualité du texte. En effet, ces classes de mots ont pour fonction d’établir des liens entre les idées, de les organiser et de faire progresser le récit en suivant une certaine logique. 

[Les marqueurs de relation]


L’autoévaluation et la rétroaction

Une autre stratégie consiste à exiger des élèves qu’après une tâche d’écriture*, ils s’autocorrigent selon certains critères. Si vous avez identifié que l’un ou l’autre des critères était moins maitrisé que les autres, vous pourriez signaler que vous porterez pour cette tâche une attention particulière à, par exemple : 

  • l’introduction ;
  • la division du texte en paragraphes ; 
  • les organisateurs textuels ; 
  • les éléments de réponse (nombre) ;
  • la pertinence et l’exactitude des faits ; 
  • les marqueurs de relation ;
  • la conclusion ;
  • etc. 

Pour que cette autocorrection soit signifiante pour l’élève, il faut que vous lui fassiez une rétroaction rapide et précise, lui indiquant où il a perdu ses points et lui fournissant des pistes de solution à mettre en place lors de la prochaine tâche d’écriture. En indiquant seulement sur la copie de l’élève que celui-ci a obtenu une note de 6 sur 10, sans plus de commentaires, comment saura-t-il où sont passés les 4 points qu’il a perdus ?

Pour varier, une première correction de la tâche pourrait être faite par un autre élève de la classe. Cette façon de faire a l’avantage de mettre l’élève à distance de la tâche et d’analyser, grâce à une réflexion métacognitive, les processus utilisés lors de la rédaction d’un texte explicatif. 

[Grille d’autocorrection et de rétroaction, v.1]

[Grille d’autocorrection et de rétroaction, v.2]


[Télécharger tous les fichiers en un seul fichier ZIP]


*Une tâche d’écriture n’implique pas nécessairement qu’elle soit longue. L’écriture d’un seul paragraphe est suffisant pour que l’élève ait à organiser et relier certaines idées entre elles. 


Simon Boisier-Michaud

Articles de cet auteur :